O femme
Comment
Moi
Homme
Puis-je parler
De toi
Qu’à travers le regard de mon désir
Crois-tu
Que je puisse parler
De toi
En toute objectivité
Du coeur de ma sensibilité
Ne te verrais-je
Corps dévoilé
Comme simple objet de mes désirs
La satisfaction de toutes mes envies
Ou comme une vie
A elle-même
Qui se suffit
Ou
Comme celle qui m’a donné la vie
Et m’a nourri
O femme
Est-ce l’oeil de ta jeunesse qui m’attire
Qu’importe le temps où tu vis
Égale à moi-même
Plus jeune ou plus âgée
Chercherais-je en toi ce que je ne suis plus
Une perfection à ma désolation
Une muse pour venir au secours de mes pages blanches
O femme
Amante
Soeur
Fille
Mère
Ou
Grand-mère
De toi je n’ai rien compris
Ton corps ni ton esprit ne s’achètent
Ni ne se vendent
Et je me dis
En cette nuit
Je ne mérite que ton pur mépris
Ou ton pardon infini
Afin de m’élever à tes yeux si merveilleux
Pouvons-nous nous regarder deux à deux
A présent
Comme deux amants de Vérone
Issus de deux familles hostiles
Qui par un baiser auront compris
Que l’affrontement de leurs parents mène au pire
O fracture
L’heure est venue de nous retrouver
Toi et moi
Mon amie
Laisse-moi te connaître
Dis-moi qui tu es
Ce que tu veux
Je ferai de mon mieux
Pour connaître l’amour dans tes cieux
O moi homme
En quête de toi
Ensemble
Mon égale
Non rivale
Dessinons ce chemin de caresses
Ce pays de tendresse
Sans toi
Aucun homme ne serait
Tu es bien la reine
Souveraine
Protectrice de la terre
Qu’aucun coup ne te soit porté
Qu’il revienne à peine jailli
A celui qui t’offense
O femme
Je veux sur l’instant
Te dérouler un tapis de fleurs
Et que ta vie aujourd’hui
Ne soit qu’un chant de bonheur
Ce soir
Je te laisse ma plume
Tu écriras l’histoire bien mieux que moi
Il était la femme
Puis un homme
Premier jour
Thierry Rousse
Nantes, lundi 4 novembre 2024
"Une vie parmi des milliards"
Copyright Thierry Rousse
